11/06/2010
Tapie sur le Bassin, oui mais lequel ?
Les Universités d'Eté du PRG vont être animées ;-)
C'est en Aquitaine...
Tapie : retour chez les radicaux
Il s'en était éloigné mais sans jamais la perdre de vue, comme on le dit d'une passion contrariée : Bernard Tapie aime la politique. Il faut dire que la politique l'a plutôt gâté dans les années 90, lorsque François Mitterrand avait propulsé ministre de la Ville le flamboyant patron et homme médiatique qu'il était. Dans la foulée, la politique lui avait aussi donné l'un de ses plus beaux succès (12,5 % des voix), quand, en 1994, il conduisit aux élections européennes la liste Énergie radicale avec le Mouvement des radicaux de gauche qu'il avait rejoint un an auparavant.
Alors pas étonnant que Bernard Tapie, qui a soldé ses comptes avec la justice en avril, renoue avec sa famille politique de cœur, les radicaux de gauche, même si ceux-ci l'avaient exclu en 2007 pour sanctionner son soutien au candidat Nicolas Sarkozy.
C'est en mai dernier que Bernard Tapie a annoncé publiquement vouloir réintégrer son parti d'origine. En précisant que c'était « dans un but purement militant et sans rechercher de fonction. »
Pour le président du PRG, Jean-Michel Baylet, c'est un retour dont « on peut se réjouir ». C'est aussi une histoire de fidélité : « Bernard Tapie a toujours été fidèle aux radicaux, et ceux-ci l'ont toujours soutenu même dans les moments difficiles, quand d'autres lui tournaient le dos ».
« je ne roule pas pour quelqu'un »
Dans un entretien récent, celui qui vient de se lancer avec son fils dans un site internet de vente en ligne a précisé ses intentions. Qualifiant son retour au PRG comme n'étant « rien d'autre qu'une volonté personnelle », Bernard Tapie assure ne pas penser à la présidentielle de 2012.
« La présidentielle n'est pas le but qui m'anime. Je n'ai pas besoin de me présenter à une élection pour être entendu », déclare Bernard Tapie qui s'amuse des conjectures qu'il suscite, à droite comme à gauche.
« Les uns pensent que je suis le sous-marin de Sarkozy, les autres celui de Strauss-Kahn ! Je n'ai pas l'habitude de rouler pour quelqu'un. »
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Conseil Municipal historique à Gujan Mestras !
C'est une bien belle victoire, mais il convient de rester vigilant...
Mais j'y étais (en haut à droite sur la photo), aux cotés de mes amis de l'ADDU FU...
Applaudissements nourris… au Conseil !
Grosse affluence lundi soir au Conseil municipal : les usagers étaient présents et bien présents. photo J. D.
Bref rappel des faits : la cour d'appel de Bordeaux, dans son arrêt en date du 25 janvier dernier a mis fin à dix-sept ans de procédures. Elle décidait de prononcer la nullité de la transaction du 7 avril 1993, conclue entre la ville de Gujan-Mestras et l'Association des propriétaires pour la sauvegarde de la forêt usagère. D'où la décision prise par Marie-Hélène des Esgaulx de présenter une délibération permettant de lancer un appel à candidatures d'un syndicat titulaire et d'un syndic suppléant pour représenter les usagers de la commune. Une délibération rapportée par Élisabeth Rezer Sandillon, avouant son « plaisir » de le faire.
On l'imagine volontiers, le dossier a été adopté à l'unanimité. L'appel à candidature sera ouvert pendant un délai d'un mois, à tout habitant de Gujan-Mestras non-propriétaire en forêt usagère, conformément aux conditions d'habitant issues des Baillettes et transactions.
Marie-Hélène des Esgaulx, exprimait elle aussi sa satisfaction de voir ces années de procédure se terminer et aboutir à une solution « conforme à l'intérêt de la ville et des habitants ». Elle rappelait son sentiment sur ce difficile dossier, remerciant Élisabeth Rezer-Sandillon de ses « précieux conseils ». Le maire de Gujan-Mestras le disait également : « Ma conception de la gestion d'une ville est de faire en sorte que chacun trouve sa place dans ce qu'il fait, ce qu'il aime. Dans le cas de la forêt, c'est cet attachement aux traditions, au patrimoine hérité des parents, grands parents, aïeux… Pour moi, c'est un grand bonheur de voir une entière unanimité se faire sur un dossier qui le mérite. »
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